Quelques questions sur l’industrie des cosmétiques biologiques et les certifications

 

Est-ce que les ingrédients naturels soient-ils certifiés ou pas sont dépourvus de tout danger ou toxicité? Non, ce n’est pas parce qu’elles sont naturelles que ces substances ne sont pas dangereuses… La nature regorge de substances allergènes, toxiques, voire mortelles. N’oubliez pas que Socrate s’est empoisonné à la cigüe!

Les ingrédients naturels présents dans les cosmétiques biologiques sont cependant soumis à des règlementations très strictes et vous verrez dans le chapitre «  Skin Deep et autres outils…  » que quelques controverses animent encore le monde des certifications et des produits biologiques, même les plus strictes comme BDIH.

On pense souvent que les produits cosmétiques utilisés dans l’Antiquité étaient naturels et inoffensifs. Il est vrai que, n’ayant pas les moyens technologiques nécessaires pour faire une soupe de produits chimiques comme nous faisons aujourd’hui, les gens utilisaient des ingrédients naturels, mais il arrivait parfois qu’ils utilisent des ingrédients comme le plomb, le mercure et même de l’arsenic, qui sont des véritables poisons.

Pendant plusieurs siècles, jusqu’au XIXe siècle, un agent de blanchiment a été utilisé pour le visage, composé décarbonate, hydroxyde et d’oxyde de plomb. Accumulée dans le corps, cette poudre peut provoquer de nombreux problèmes de santé mentale et même la paralysie ou la mort. D’autres produits tels que les ombres à paupières, les rouges à lèvres et des poudres ont été composés d’ingrédients toxiques.

Ce qui est triste c’est qu’après 5000 ans nous continuons à utiliser les mêmes produits nocifs à la seule différence qu’avant on les utilisait par ignorance des hommes et qu’aujourd’hui on les utilise par cupidité des hommes.

Si vous pensez retrouver dans tous les produits cosmétiques certifiés biologiques le jardin de votre grand-mère, vous allez être déçus, car tout dépend du produit et de ses caractéristiques techniques qui imposent le mode de fabrication.  D’une part, comme nous l’avons vu dans le chapitre «  Lire les étiquettes  », pas tous les ingrédients naturels peuvent être certifiés;  d’autre part, dans certains produits, seulement un petit pourcentage du produit peut contenir des ingrédients biologiques. Les shampoings par exemple sont constitués majoritairement des tensioactifs et ceux-ci ne peuvent pas être bio, alors la part des ingrédients possiblement bio, vu le mode de fabrication, est réduite. Pour le maquillage (poudres, fards à paupières), on ne peut pas utiliser beaucoup d’ingrédients biologiques, car la base est formée de talc, de la poudre de soie, de stéarate de magnésium, etc. Par contre, pour les crèmes et lotions qui ont une base huile/eau, (l’excipient  est la base du produit après l’eau -est issu du végétal comme les huiles ou les graisses  de jojoba, d’argan, de karité, d’olive, d’abricot, etc.) ainsi que pour les rouges à lèvres par exemple, la part bio est plus grande vu que la nature du produit le permet. La bonne nouvelle est la suivante : lorsque présents, dépendamment de la certification et de chaque fabricant, les principes actifs sont d’excellente qualité et peu importe la quantité utilisée (qui peut aller jusqu’à 35%), elle est nettement supérieure aux produits provenant d’une fabrication conventionnelle (en bas de 1%).

Dépendamment de la nature et de la formulation du produit, il est presque impossible de se passer des procédés chimiques lorsqu’il s’agit des cosmétiques. Cependant pour les produits certifiés, on utilise une chimie verte et les produits de synthèse sont doux et en nombre très limité, conformément au Cahier des charges. Ainsi, les émulsionnants tensioactifs sont souvent dérivés d’ esters de sucres et de matières végétales, les conservateurs sont naturels (acide citrique) ou bien synthétiques doux (acide benzoïque, acide salicylique), les additifs comme les colorants ou les parfums sont aussi naturels.

Je dirais en conclusion que la certification est un gage d’un produit plus sécuritaire que ceux issus de l’industrie conventionnelle, avec une plus grande quantité d’ingrédients de qualité naturels et biologiques, contrôlés par les Cahiers de charge et un minimum de produits synthétiques. Les produits bios sont contrôlés à deux niveaux, le produit en soi et le procédé de fabrication. Comme nous l’avons expliqué dans le chapitre «  Labels et certifications  », certaines certifications  sont très sévères et les produits labélisés sont très sécuritaires mais d’autres, bien qu’en nombre très, très restreint, permettent encore quelques ingrédients controversés d’origine synthétique, qui sont en discordance avec  la définition même d’un produit biologique.

Pour renforcer le lien de confiance avec le consommateur, je dirais que certains labels ont besoin de plus de transparence et de clarté quant au pourcentage exact des ingrédients biologiques contenus dans le produit et aux substances synthétiques encore utilisées, notamment au niveau des conservateurs et des tensioactifs qui, bien qu’affichés, passent inaperçus dans la foulée des autres ingrédients munis de leur inattaquable astérisque.  Par contre, la question quoi choisir entre des cosmétiques conventionnels et ceux biologiques ne se pose même plus; s’il est vrai que quelques produits certifiés biologiques ne sont pas parfaits, continuer à se tartiner avec des produits chimiques certifiés toxiques (pour rester dans les certifications…), n’est plus un choix responsable. Avec un peu de temps, d’argent et de recherche, on arrivera bientôt à des produits de plus en plus compétitifs tout en tenant compte de notre environnement.

Quelques statistiques sur l’industrie des cosmétiques biologiques

Bien qu’on estime à seulement 3% la part de cosmétique bio dans l’ensemble de l’industrie cosmétique mondiale, ce secteur d’activité s’avère très dynamique avec un rythme de croissance européen entre 20 et 40% dépendamment de pays et même 60 % pour certains produits! Ainsi, selon l’étude Les marchés bio en Europe : faits, tendances, opportunités faite à la demande d’Organics Cluster Lyon, du 27 mai 2010 :

  • La grande Bretagne présente un taux de pénétration des cosmétiques biologiques  de  25 % avec une part de marché de 2,6 % du marché global (GBP 26 millions) et avec une perspective de 5 % en 2012 (GBP 52 millions). Fait intéressant : grande distribution dans les grandes surfaces et peu de supplément-prix pour les produits « natural cosmetics ».
  • Au Danemark la part du marché des  cosmétiques bio représente 2%, les produits cosmétiques bio sont distribués en magasins spécialisés bios mais aussi en supermarché conventionnels, avec un grand développement des ventes via Internet. Les marques les plus connues en Danemark sont ECOCERT, BDIH et NaTrue. Pas de différence de prix par rapport aux produits conventionnels.
  • En Allemagne, marché pionnier pour la cosmétique bio, le volume du marché représente 717 millions d’€ avec une part de marché de 5,6 % et une croissance 2009 / 2008 de 7 %. Après des longues années de confinement en magasin bio, la cosmétique bio est largement distribuée. Les parts de marché en distribution spécialisée sont de 20 % et les magasins de grande distribution gagnent du terrain.
  • Aux États-Unis , le marché pour « natural cosmetics » aurait atteint les 5,2 milliards $, avec une dépense moyenne par habitant de 15,7 dollars. Entre 2005 et 2008, le volume des ventes a plus que doublé. La cosmétique bio quitte les magasins spécialisés pour se positionner de plus en plus dans les magasins conventionnels dont les pharmacies qui ont pu fortement augmenter leur chiffre d’affaires. Les produits de base sont en vogue : soins et hygiène comme le savon, les soins corporels, lotions ou shampoings. La frontière entre les produits naturels et ceux qui sont réellement certifiés est encore plus floue qu’en Europe. Selon l’OTA, on comptait 2 600 produits cosmétiques certifiés en 2008 et ces produits on atteint un volume de 250-500 millions de dollars.  Pour 2017,  l’Organic Monitor  prévoit un chiffre d’affaires de 8 milliards de dollars aux États-Unis.
  • En France , le marché des produits cosmétiques naturels et biologiques a généré un chiffre d’affaires de 270 millions d’euros en 2009 (+ 11% par rapport à 2008). Bien que les cosmétiques bios ne représentent que 3 à 4% des ventes, on dénombre 235 marques mi-2010 contre 40 en 2006. [1]

« Forte d’une tradition de longue date de la phytothérapie, l’ Asie reste le plus grand marché pour les soins personnels naturels dans le monde, mais se classe maintenant au deuxième rang après le Brésil affichant une croissance à deux chiffres en 2010. Ici, les formulations naturelles vraiment tenir une plus grande part à près d’un quart du marché, mais la croissance dans les produits naturels d’inspiration gagne en force, car les consommateurs exigent des produits de masse à des prix inférieurs.

Le marché brésilien pour les produits naturels a grimpé à un taux de croissance composé de 20% en moyenne (CAGR) depuis 2005, passant de 2.9 millions en 2005 à 7.4 millions en 2010.

Partout dans le monde, les consommateurs ont manifesté un intérêt sans cesse croissant de produits naturels, qui continuera à pousser la croissance à travers le monde sur le territoire de deux chiffres un répit bienvenu pour diversifier les fabricants multinationaux sous le choc de piètre performance dans les cosmétiques et l’ensemble du marché des articles de toilette ». [2]

« Selon les experts, les ventes de cosmétiques naturels et biologiques continuent de croître à un rythme très soutenu en Europe, avec un chiffre d’affaires annoncé en hausse de 13% à 1,7 milliard d’euros cette année. Organic Monitor prévoit un chiffre d’affaires approchant les 2 milliards d’euros en 2010 ». [3]

D’autres études récentes (mai 2011) pour les États-Unis.
Les cosmétiques naturels: la forte demande et le potentiel de croissance élevé

L’intérêt croissant pour un mode de vie sain influe également sur le marché des cosmétiques. L’attitude de plus en plus critique de consommateurs face aux produits chimiques et aux ingrédients issus de la pétrochimie présents dans les produits de soins de la peau et de soins capillaires et de la présence des médias au sujet des soins personnels naturels contribuent à la popularité grandissante des produits biologiques. Tout le segment non-alimentaire a  atteint plus de 1,8 milliard de dollars US, une croissance de 9% par rapport à l’année précédente (Organic Trade Association de 2010 organique Enquête de l’industrie). L’existence d’une très grande gamme de produits naturels de soins personnels et leur disponibilité dans la grande variété de canaux de vente continuent de stimuler la demande. Outre les canaux de vente classiques comme les magasins d’aliments naturels et les magasins d’alimentation biologique, ces gammes de produits sont vendues de plus en plus par les supermarchés et les chaînes de pharmacies. Des études de marché s’accordent à dire que les soins naturels de la peau seront également une tendance à l’avenir: un taux de croissance moyen de 11% est prévu pour le marché américain dans les années à venir (Kline & Company, Parsippany, NJ, USA). Les fabricants voient aussi  l’avenir avec une grande confiance et de reconnaissent le potentiel du marché en forte croissance. Les experts en particulier voient une plus forte demande pour les produits avec des ingrédients biologiques et des matières premières issues du commerce équitable. L’authenticité des fabricants, leur engagement social et dans le développement durable deviendront également de plus en plus importants. [4]

Québec et Canada ? Aucune donnée disponible pour les cosmétiques biologiques ni auprès de Santé Canada, ni auprès du CART [5] ni auprès de l’Institut de la statistique du Québec.

Selon les informations fournies par Santé Canada on sait que, « Au Canada, le volume estimatif des ventes de cosmétiques représente plus d’un milliard de dollars par année et tous ces produits, y compris les produits de beauté (fonds de teint, parfums, crèmes, vernis à ongles) et les produits de toilette (savons, shampooings, désodorisants) doivent être conformes aux dispositions de la loi et du règlement susmentionnés » [6] , mais aucune donnée pour les cosmétiques certifiés biologiques et cela s’explique par le fait que ce domaine n’est pas encore réglementé dans le Canada anglais. Seul au Québec l’appellation « cosmétique certifié biologique » est régie mais pas de chiffres disponibles non plus.

J’ai par contre trouvé quelques chiffres concernant l’agriculture et l’alimentation bio en général.

« Le secteur biologique du Canada a connu une croissance de 20 à 35 pour cent par an, même en dépit de la récession.

« Alors que d’autres secteurs ralentissaient, certains de nos membres ont connu leur meilleure année’’ affirme Matthew Holmes directeur du Organic Trade Association du Canada.

La valeur au détail des produits alimentaires biologiques vendus au Canada en 2008 a été estimée à 2 milliards de dollars, selon une étude d’Agr-Food Canada. C’est le double du chiffre d’affaires en 2006  [7] ».

À la lumière de cette étude on voit que le Québec se situe en deuxième position en ce qui concerne le nombre de producteurs biologiques après la Saskatchewan et que ce même nombre au Canada a augmenté d’approximativement 1200 en 1992 à 3914 en 2009 et on peut supposer facilement que ce nombre dépasse largement les 4000 aujourd’hui.

La valeur au détail des produits alimentaires biologiques vendus au Canada en 2008 a été estimée à 2 milliards de dollars ce qui correspond à une augmentation de 100% depuis 2006 (1 milliard $) et le secteur le plus important est celui des fruits et légumes (41%) suivi des boissons et des produits préparés et emballés [8] .

« Depuis  2005,  la   demande   québécoise   de produits   biologiques  connaît   une  croissance annuelle  de  l’ordre  de  30  %  et  dépasse ainsi la croissance annuelle mondiale  qui est estimée à 20 %.

Cette  augmentation  de  la  demande  a  créé un intérêt de la part  des gros joueurs de la transformation et  de  la  distribution alimentaire  industrielle,  comme  les  supermarchés, qui considèrent désormais que le marché  des aliments biologiques présente des perspectives intéressantes.

La  demande des  consommateurs  pour les produits biologiques     est       plus     élevée   que ce que nos producteurs  peuvent  offrir. Aussi est-il devenu nécessaire de faire venir  d’autres pays, principalement des États-Unis, la majorité des produits alimentaires biologiques qui sont vendus au Québec. Cette réalité doublée  du fait  que  les  grands  distributeurs alimentaires nous offrent une gamme toujours plus étendue de  produits  biologiques suffisent  pour  que les   mentions «biologique»,  «écologique», «organique»  et  autres  mentions  du  genre foisonnent». [9]

On voit bien que l’intérêt des consommateurs pour une consommation biologique au Canada et au Québec est en forte croissance au même titre qu’en Europe et aux États-Unis et le secteur des cosmétiques  certifiés biologiques ou non toxiques suivra son expansion  comme dans les pays cités. Les seules choses dont les consommateurs ont besoin sont : l’information et les produits alternatifs.

Maintenant la « question qui tue » mais que je ne peux éviter :

Est-ce qu’un produit certifié nous garantit une innocuité parfaite?

Réponse qui va déplaire à beaucoup de fabricants: pas encore! Bien que fortement réduit par rapport à l’industrie conventionnelle, le caractère allergène de certaines substances  demeure présent.

Le consommateur désirerait ardemment qu’on nomme les certifications qui leur procureraient un maximum de sécurité et qu’on en finisse! mais ceci est impossible car, en dehors des exigences imposées par les Cahiers de Charge, tout dépend du fabricant et de la formule du produit!

Comme nous l’avons vu dans le chapitre «  Labels et certifications  », en général, certaines certifications  sont plus sévères et les produits labélisés sont plus sécuritaires; d’autres permettent encore quelques ingrédients controversés, d’origine synthétique qui sont en contravention avec la définition même d’un produit biologique. Malgré tout, leur nombre demeure très restreint et on n’arrête pas d’améliorer les formules et les cahiers de charge.

En voici quelques exemples :

Le phénoxyéthanol et les parabènes ont été bannis le 1 er janvier 2009.  À part les nanoparticules qui vont disparaitre sous peu (1 à 2 ans), il reste un grand point de discorde présent notamment dans les shampoings, les savons liquides, les gels-douche et les conditionneurs : quelques tensioactifs chimiques, dont le Cocamidopropyl Betaine est particulièrement exposé aux critiques (auquel d’ailleurs je suis « officiellement certifiée allergique » et qui a été voté en 2004 l’allergène de l’année par The American Contact Dermatitis Society)), car cette matière première contient une part issue de la pétrochimie ce qui ne va pas du tout de paire avec des engagements naturels ou biologiques.  Sur la liste rouge également on retrouve aussi l’ Ammonium Lauryl Sulfate et le Sodium Lauryl Sulfate .

Parmi toutes les certifications, BDIH est la seule certification à ne pas autoriser l’Ammonium Lauryl Sulfate et le Cocamidopropyl Betaine et NaTrue n’autorise pas l’Ammonium Lauryl Sulfate mais autorise le Cocamidopropyl Betaine (voir ‘’ Dirty List ’’ de la Fondation David Suzuki) présents dans pratiquement tous les shampoings et autorisés par ECOCERT et Cosmebio.

C’est pour cela que malgré la profusion des shampoings « naturels » en vente partout, notre liste de shampoings et conditionneurs est assez courte. Je tiens à préciser une fois de plus que le choix des ingrédients dépend d’un fabricant à l’autre et ce n’est pas parce qu’ils sont permis par les cahiers de charge qu’ils vont nécessairement les utiliser . D’où la nécessité d’un livre comme celui-ci qui guide les consommateurs et les aide à se retrouver même parmi les choix certifiés.

Parmi d’autres substances problématiques des certifications biologiques se trouvent les sarcosinates  qui présentent un greffon d’acide aminé de synthèse. Les formules de produits les contenant déjà seront tolérées jusqu’au 31 décembre 2012 et d’ici là, aucune nouvelle formulation ne peut être effectuée avec ces matières premières.

Le  désir de ces fabricants d’être de plus en plus verts est réel et c’est là qu’on voit la différence d’avec le « green washing » et on remarque les changements concrets dans les formules des produits. Exemples : Cattier a changé la formule de Dentargile, dentifrice  reminéralisant à l’argile qui contenait du Sodium Lauryl Sulfate  et qui n’en contient plus. Au même titre, Logona et Melvita ont mis sur le marché de nouveaux shampoings sans Sodium Lauryl Sulfate. Druide, par exemple, utilise rarement le maximum d’ingrédients de synthèse autorisé par le Cahier de charge, pour créer des odeurs lors de l’utilisation des huiles essentielles une attention particulière est portée pour limiter les allergènes soit par la quantité soit par le choix de l’huile selon l’utilisation du produit ou la clientèle à laquelle il s’adresse.

Autre aspect critiqué des produits certifiés biologique qui touche à la sécurité : l’utilisation des huiles essentielles et de l’alcool (mais de l’alcool biologique) comme conservateurs ou parfums, car les composés aromatiques des huiles essentielles, comme l’alcool d’ailleurs, ont souvent un potentiel allergène assez élevé. Parmi ces substances odoriférantes on peut nommer  l’eugénol, le limonène, le cinnamal, les coumarines et le conservateur benzyle alcool. C’est la raison pour laquelle, parfois, lorsqu’on veut vérifier sur Skin Deep certains produits labélisés, on trouve qu’ils sont assez mal cotés, parfois 6 et même 7 (voir le chapitre «  Skin Deep et autres outils de sélection de produits »). Ces ingrédients problématiques se trouvent sur la liste des 26 substances allergènes et sont obligatoirement déclarés sur les étiquettes des produits fabriqués en Union Européenne.

L’industrie clame que condamner les huiles essentielles en bloc dans les produits cosmétiques certifiés n’est nullement justifié, car c’est une question de dosage.   Mais il me semble avoir déjà entendu cette controverse, de la quantité infime… on appelle ceci l’effet boomerang.

Donc, vérifier les ingrédients avec plus d’attention et tester le produit avant de l’acheter, si vous avez une peau particulièrement sensible.

À part ceci, qualité, respect de la biodiversité, équité, développement durable sont les lignes conductrices de la cosmétique certifiée biologique. Le secteur de la beauté est de plus en plus touché par cette vague de beauté engagée et par cette sensibilité bio comme le montre la croissance du marché des cosmétiques bio dans les statistiques plus haut.

La cosmétique biologique est-elle vraiment fiable ?

Je n’ai pas trouvé lors de mes recherches des « scoops » scandaleux qui briseraient le lien de confiance du consommateur face aux certifications et à la véritable industrie cosmétologique biologique. L’émission Envoyé Spécial de mars 2005 a porté un regard critique quant aux huiles essentielles et l’Afssaps (Agence française de sécurité des produits de santé) a trouvé des traces de phenoxyethanol et des parabènes dans certains produits certifiés mais qui ne se sont jamais vendus chez nous. Il y a toutes sortes de débats au sujet de cette émission qu’on a classifiée comme étant tendancieuse. Pour ce qui est de la présence des parabènes, on sait qu’ils ont été tolérés jusqu’en 2009. A-t-on choisi des produits qui ne s’étaient pas encore écoulés ou bien certains fabricants ont carrément triché ?

À part ce débat auquel les compagnies et les certifications ont eu droit de réponse, je n’ai pas vraiment trouvé des articles ou des enquêtes mettent en doute le sérieux des produits biologiques certifiés. Il y a çà et là des attaques dans quelques articles de revues françaises provenant de l’industrie conventionnelle, mais rien de sérieux.

Les produits cosmétiques bios sont-ils moins efficaces que les produits cosmétiques conventionnels ?

Je dois avouer que lorsqu’on fait son entrée dans le monde de la cosmétique bio comme novice, livrée à soi même comme Petit Chaperon rouge dans la vaste forêt et la « Dirty List » dans son sac à main, en particulier sur le marché québécois et après 30 ans de forte consommation conventionnelle,  ça prend beaucoup de détermination et  des motivations qui relèvent plus du système immunitaire qu’autre chose pour y rester. Mais une fois qu’on l’adopte et que l’on comprend les enjeux, c’est comme l’évolution de la conscience : on est passé à un niveau supérieur de connaissance et on ne peut par retourner à ce qu’on faisait avant. Lorsqu’on commence à explorer, on trouve que souvent les textures sont différentes, les rouges à lèvres s’effacent plus facilement ; que le vernis à ongles à base d’eau s’écaille plus vite ; que les choix, la diversité et les tendances mode manquent et pour ce qui est de coloration végétale pour les cheveux, le produit miracle n’est pas encore inventé, surtout si vous êtes brunes et que vous approchez de la cinquantaine. Si vous ne sautez pas tout de suite dans le haut de gamme genre Dr Hauschka (dont le classement sur Skin Deep est d’ailleurs très surprenant), je vous dis que cela prend de l’acharnement pour trouver des produits satisfaisants de point de vue innocuité, efficacité, prix et plaisir qui, pourtant, existent. J’ai passé un temps fou vu le manque cruel d’information et de guidance à ce sujet (pour ne pas parler d’argent) dans les boutiques à essayer de dénicher les perles rares avec ma loupe à la main et parfois l’appareil photo, car en plus les produits changent souvent et les ingrédients ne sont plus les mêmes. Il faut préciser aussi qu’il y a une grande différence (à Montréal du moins) entre les boutiques et les magasins des produits naturels qui offrent des produits de beauté et des cosmétiques biologiques et que le fait de magasiner dans ce genre de magasin ne vous garantit rien du tout pour votre sécurité. Il y a aussi des magasins où les conseillères sont compétentes et honnêtes et il y a des magasins où l’incompétence saute aux yeux. Il m’est arrivé plus d’une fois qu’on insiste pour me vendre un autre produit à la place de celui que je cherchais alors que je n’arrête pas de dire qu’un seul mot qui change sur l’étiquette du produit (« doux » par exemple à la place de  « velouté ») change aussi la liste des ingrédients et possiblement, donc, l’innocuité du produit. Comme au début de mes recherches, j’allais dans des endroits qui offrent peu de qualité car, comme je l’ai dit, ce genre de commerce est  très inégal pour les choix et la qualité des produits qu’on vend, j’ai été longtemps déçue et certains jours totalement abattue jusqu’au jour où j’ai trouvé le ou les bons magasins. J’avoue aussi, en toute sincérité, qu’en 2 ans et demi,  j’ai vu s’opérer des changements majeurs sur les  tablettes de certaines boutiques où je ne me suis pas gênée de me plaindre, à plusieurs reprises, qu’on vendait des cosmétiques indignes d’un magasin de produits naturels. Bien qu’encore timide comparé à la France (une augmentation de 25% à 30 % par année) ou à l’Allemagne où on œuvre dans le domaine depuis plus de 50 ans, le secteur des produits biologiques au Québec nous offre maintenant des produits fiables, efficaces, agréables et, pour certains secteurs,  à des prix abordables.

Pour obtenir une certification, un produit cosmétique certifié biologique doit subir de nombreux tests pour garantir son efficacité ce qui n’est pas le cas de l’industrie conventionnelle qui, comme nous l’avons vu dans le chapitre «  Lire les étiquettes  », n’est soumis à aucun contrôle et dont les slogans publicitaires n’ont pas de fondement scientifique. L’industrie cosmétique biologique est un monde à explorer où je suis certaine que chacun trouvera chaussure à son pied, la preuve est que, ailleurs dans le monde, les consommateurs ont fait leur choix.  Deux choses sont cependant indispensables : aller magasiner à la bonne place et  lorsque vous ne trouvez pas les produits que vous cherchez, demandez, même exigez qu’on les apporte. La plupart les propriétaires de ces boutiques vont se faire un plaisir d’être informés, car vu la variété des produits qui se vendent dans ce genre de commerce ils n’ont pas toujours de personnel spécialisé dans les cosmétiques. Certains grands magasins du commerce classique ou pharmacies essayent de créer des « ilots santé’ parmi les produits conventionnels, mais les tentatives restent timides et les produits sont noyés par ceux de l’industrie conventionnelle, les choix très restreints et la certification n’est pas encore un critère de sélection dans le choix de leurs produits.

Quelques pionniers de la beauté engagée se distinguent au Québec ou bien par la fabrication ou bien par les choix et la sélection des produits de qualité qu’ils offrent aux consommateurs.

Non, le monde de la cosmétique biologique n’est pas parfait, mais si on se demande encore quoi choisir entre le bio ou le chimique on manque de vision comme société, chose qu’on ne peut pas se permettre.

Ya –t-il des cosmétiques sécuritaires et efficaces mais qui ne sont pas certifiés ?

Il faut savoir qu’obtenir une certification coûte beaucoup d’argent au fabricant et que certaines compagnies, petites PME, n’ont pas les moyens de se l’offrir même s’ils respectent déjà les règles stipulées par les Cahiers de charge. L’apparition des certains labels privés payants et peu transparents est aussi regrettable et plusieurs fabricants se refusent d’y adhérer.

Il y a beaucoup de bons produits du point de vue de l’innocuité et efficaces en même temps non certifiés  (il y d’ailleurs des centaines voir des milliers sur Skin Deep) et nous en avons retenus plusieurs dans ce Guide de produits d’hygiène, de beauté et des cosmétiques non toxiques .  Il faut cependant redoubler de prudence et lorsque le produit n’est pas listé par Skin Deep, GoodGuide ou ce  Guide de produits d’hygiène, de beauté et des cosmétiques non toxiques , il faut vérifier l’innocuité des ingrédients un par un, avec Skin Deep ou la liste de Rita Stiens si vous êtes plus permissifs. Aux États-Unis comme au Canada anglais, le terme «  cosmétique biologique  » n’est pas régi légalement, vous allez surtout trouver des produits « natural beauty » mais pour lesquels, vu qu’il n’y a pas de Cahier de charges,  il faut se fier à la conscience du fabricant.

Il arrive assez souvent que ces produits soient fabriqués par les mêmes compagnies qui ont déjà des produits certifiés et ont souvent des bases naturelles et des ingrédients non ou moins toxiques. Les produits issus de la cosmétique conventionnelle ne s’inscrivent pas dans cette ligne et bien qu’ils en existent quelques-uns (ceux inscrits dans ce  Guide de produits d’hygiène, de beauté et des cosmétiques non toxiques  sous la rubrique « En pharmacie »), il est plutôt rare de trouver des choses provenant de cette industrie qu’on peut utiliser en toute sécurité.

Mais il ne faut pas généraliser, car certaines compagnies comme Clarins qui a acheté Kibio en 2007 ou l’Oréal qui a acquis Sanofolre en 2006 continuent à produire des produits conventionnels, mais investissent aussi dans l’industrie des cosmétiques biologiques. D’autres compagnies font des efforts et développent leur propre ligne de produits bio comme Origins qui est une filiale d’Estée Lauder ou Nuxe qui est une gamme appartenant à L’Occitaine. Et enfin, certaines compagnies comme Phyto essaient d’améliorer tout simplement leurs produits. Il faut donc, comme toujours, aller produit par produit.

Est-ce que les produits hygiéniques, de beauté et les cosmétiques sont plus chers que ceux issus de l’industrie conventionnelle ?

Quelques fois. Si pour les produits de soins (crèmes, lotions) les prix sont souvent équivalents, pour le maquillage, les produits capillaires et les produits d’hygiène comme les savons et les dentifrices les prix sont définitivement supérieurs et cela s’explique par la qualité des ingrédients utilisés, les exigences très élevées de la certification et des coûts de production plus élevés.  Malgré le fait que la certification a un coût, le bio, en général, correspond à un véritable besoin de fond du consommateur qui en a marre des fraises de la grosseur d’un œuf, des fruits où les pépins sont bannis et des gazons en plastique. Selon une enquête TNS SOFRES-PLANTE SYSTEM effectuée en 2006 auprès de 897 femmes de 25 ans et plus, 43% d’entre elles se disaient prêtes à utiliser un produit bio en remplacement de leur produit habituel. De même selon Ève Démange, sur 400 femmes de plus de 20 ans, 9/10 se déclaraient séduites après les avoirs testés. [10]

Au Québec, contrairement à d’autres pays européens où il n’y a pas de différence de prix par rapport aux produits conventionnels (voir statistiques plus haut), l’achat des produits cosmétiques biologiques est souvent un choix de vie, au-delà des considérations monétaires, comme l’achat local ou écologique. Mais l’attrait pour les produits naturels et un style de vie écologique n’a jamais été aussi fort et des changements de prix et de distribution devraient se produire dans les années à venir.

La vente des produits cosmétiques biologiques dans les magasins à grandes surfaces en Europe propose des prix de plus en plus attrayants et compétitifs et le nombre de fabricants n’arrête pas d’augmenter et de proposer de nouveaux produits aux consommateurs.

Pour la consommation alimentaire, notamment les fruits et les légumes, l’écart des prix entre les produits certifiés bio et ceux conventionnels se réduit de plus en plus. Et à ce propos voici quelques statistiques en France :

Les produits biologiques les plus consommés [11] :

  • Les fruits et légumes : en 2009, 80 % des consommateurs achètent des fruits et légumes bio;
  • Les produits laitiers (lait, fromages, yaourts);
  • Les œufs .

Les produits d’épicerie biologiques se situent en 4e position.

Mais …fin 2010, 79% des interrogés jugent encore le prix du bio trop élevé !

Aux États-Unis (statistiques mai, 2011)

La part biologique du marché a plus que triplé, passant de 1,2% à 3,7% en dix ans. Le secteur biologique a augmenté de près de 8% à 28,6 milliards de dollars en 2010. Fruits et légumes, le segment avec la plus forte croissance du chiffre d’affaires, atteint 10,6 milliards dollars par baril – en hausse de 11,8% sur 2009. Les ventes de lait biologique ont augmenté de 9% (Organic Trade Association 2011 organique Enquête de l’industrie). Le consommateur américain a nettement changé ses habitudes de shopping dans les 30 dernières années: 84% des clients adoptent une attitude critique concernant la qualité des aliments. Les citoyens américains sentent également un plus grand appétit pour les produits biologiques: trois des quatre personnes interrogées achètent des aliments biologiques, et 27% achètent des produits biologiques et naturels qui représentent plus d’un quart de leurs achats annuels. C’est 7% de plus que l’an dernier (Food Trends Shopping Tracker 2010 Enquête). [12]

Est-ce que la cosmétique biologique est écologique et responsable en même temps ?

Lorsqu’on commence à comprendre le monde des cosmétiques, on réduit automatiquement la consommation. Beaucoup de produits vont disparaitre de vos tiroirs après avoir compris non seulement leur dangerosité, mais aussi leur superflu. Pendant que vous allez vider les étagères des armoires de la salle de bains, je vous garantis que vous allez (secrètement) pleurer l’argent gaspillé.  Lorsque les cheveux sont en santé parce qu’on les lave avec un bon shampoing et qu’on les traite avec de l’huile d’argan, on n’a pas besoin d’un produit qui donne du lustre. On n’a pas vraiment besoin d’une crème pour les mains, une autre pour les pieds et une troisième pour le corps avec trois contenants différents. Le beurre de karité , pur  cadeau de la nature, est un passe partout avec des vertus qui dépassent de loin n’importe quelle crème avec extrait de …ou à base de …et  qui contient 90 % d’eau! Je ne prône pas (ne pratique pas non plus) la simplicité volontaire ni le manque de coquetterie, mais le nombre de produits dans ma salle de bains a baissé de plus de la moitié depuis que j’ai compris les enjeux et quels en étaient les risques; de toutes les façons, les prix pour certains produits (surtout en maquillage) vont freiner nos dépenses et dans le monde bio, vous allez trouver que les produits s’adressent plus à des soins de base, réels, et qu’on ne met pas beaucoup d’énergie à inventer et à créer de nouveaux besoins, pratique très à la mode dans nos sociétés de consommation.

Plusieurs compagnies choisissent d’écrire les informations nécessaires directement sur le récipient du produit pour éviter ainsi le suremballage et la notice en papier et les compagnies sont obligées d’utiliser, si disponibles, des contenants en matière recyclable.

Kibio a mis deux ans de recherche avant d’inventer « le verre infini », le pot qui peut se recycler à l’infini, et leurs couvercles sont en aluminium recyclable également.

Certaines marques comme Couleur Caramel optent même pour un emballage écologique recyclé et recyclable, mais tout ceci ce qui peut provoquer un choc « esthétique » surtout si avant on est passé au rez-de-chaussée à la Baie…

On voit souvent dans les guides de cosmétiques ou dans les revues qui présentent de produits de beauté que l’emballage, le contenant, est un critère sérieux parmi les critères d’appréciation du produit. Cela revient à dire qu’on choisit un produit de soins ou de beauté à cause de sa présentation, que nous sommes totalement aveugles et sans discernement et que nous tombons comme des mouches dans les filets et les stratégies de la vente et du marketing… Est-il nécessaire que nous soyons tous des « granolas » ou malades pour avoir un peu plus de jugement et de discernement face à la consommation?

Le concept même d’un cosmétique biologique est fondé sur des principes éthiques et écologiques comme le commerce équitable, la sauvegarde d’écosystèmes, le respect de la biodiversité,  une agriculture durable, l’utilisation des procédés de fabrication moins énergivores.

Les cultures des plantes biologiques sont automatiquement écologiques car faites dans le respect de la nature et contrôlées par les organismes certificateurs; voici quelques autres aspects écologiques des cosmétiques certifiés biologiques :

  • certaines pompes sont faites de mélange de plusieurs plastiques pour éviter certaines composantes pendant la fabrication qui pourraient être dommageables pour l’environnement.
  • l’obligation de choisir un plastique facilement recyclable, peu importe la région de vente du produit.
  • l’obligation de choisir des contenants ayant une faible masse pour ainsi diminuer l’impact de CO2 lors du transport.
  • utiliser un système de retour bouteille pour les grands formats de vente et surtout en vrac.
  • lorsque les produits le permettent, offrir un système de recharge, par exemple les baumes à lèvres, les déodorants et plusieurs produits de maquillages sont rechargeables.
  • l’utilisation (au premier stade en ce moment) de la fibre compostable.
  • l’impression sur les contenants avec des ancres végétales et biodégradables.

Je dirais en conclusion que les aspects écologique, éthique et équitable ont été longtemps les principes directeurs de petites entreprises militantes. Aujourd’hui, le phénomène prend de  plus en plus d’importance et ce sont les consommateurs qui font bouger les choses, ils influent sur les entreprises de façon positive ou négative, car lorsqu’une entreprise n’est pas engagée dans son milieu, la pression des consommateurs risque de l’y obliger. Un bon exemple est le GoodGuide [13] qui donne des notes aux fabricants non seulement pour la santé (l’innocuité) de leurs produits mais aussi pour leur engagement dans la communauté et la société.

J’avoue que l’aspect écologique et l’engagement des fabricants sont des critères que j’aurais aimé prendre plus en considération dans la sélection des produits de ce  Guide de produits d’hygiène, de beauté et des cosmétiques non toxiques,    mais les moyens techniques insuffisants et la charge de travail ne me l’ont pas permis.


[1] ↑ Source(s), Les chiffres de la consommation responsable – édition 2010 / Évolutions et tendances depuis 2006 / Graines de changements .- in : Mes courses pour la planète , 01/04/2011, 27p. – En ligne sur le site Mes courses pour la planète. http://veille.infometiers.org/dossier_filiere/soins-a-la-personne/environnement/actualite/la-consommation-de-cosmetiques-naturels-et-biologiques-en-2009.html

[2] ↑ http://cosmetique-bio.20minutes-blogs.fr/archive/2011/03/10/les-produits-cosmetiques-bio-mieux-que-le-marche-global-des.html

[3] ↑ Source : http://www.cosmetique-bio-and-co.com/spip.php?article41

[4] ↑ http://www.biofachamerica.com/en/press/pressreleases/?focus=en&focus2=nxps%3A%2F%2Fnueme%2Fpressnews%2Fb58a46b4-59ff-4517930a8c38a30ed140%2F%3Ffair%3Dbiofachamerica%26language%3Den&print=true

[5] ↑ Conseil des appellations réservées et des termes valorisants www.cartquebec.com

[6] ↑ En fait c’est 5.4 milliards de dollars selon les dernières statistiques

[7] ↑ Source:  http://www.ota.com/pics/documents/Globe%20and%20Mail%202010%20Insert%5B5%5D.pdf

[8] ↑ Source : Etude The Canadian Organic Sector by Laura Telford et Matthew Holmes  http://www.cog.ca/uploads/Organic%20Agriculture%20in%20Canada%20AAFC%20presentation%202011%20E.pdf

[9] ↑ Fondation du Barreau du Québec, Aliments biologiques, Organismes génétiquement modifiés, Aliments issus du commerce équitable . 2011, p.7

[10] ↑ Les cosmétiques biologiques à la loupe , p 11, chapitre 3, Le marché des cosmétiques bio.

[11] ↑ Source: http://www.consoglobe.com/produits-bio-et-agriculture-biologique-en-progres-malgre-la-crise-cg/2.

[12] ↑ Source: http://www.biofach-america.com/en/press/pressreleases/?focus=en&focus2=nxps%3A%2F%2Fnueme%2Fpressnews%2Fb58a46b4-59ff-4517-930a-8c38a30ed140%2F%3Ffair%3Dbiofachamerica%26language%3Den&print=true

[13] ↑ Lire plus dans le chapitre « Skin Deep et autres outils… »

2 réflexions au sujet de « Quelques questions sur l’industrie des cosmétiques biologiques et les certifications »

  1. [MARKED AS SPAM BY ANTISPAM BEE | Server IP]
    Bonjour,

    Je viens de lire votre étude en partie, pendant laquelle vous mentionnez ne pas avoir trouvé de données spécifiques au marché canadien et québécois sur les cosmétiques biologiques. Est-ce que c’est une situation qui demeure, ou vous avez trouvé des sources pertinentes entre temps?

    Merci beaucoup, en passant c’est très bien rédigé!

    • Non, toujours rien, à ma connaissance. Si vous trouvez qq ch dites-le moi svp.
      Il se peut aussi qu’on touve des données sur Organic Monitor, mais en général ce sont des études payantes.

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