Skin Deep et autres outils de sélection de produits

Je vous présente les outils de travail qui m’ont permis de sélectionner les produits dans ce Guide de produits d’hygiène, de beauté et des cosmétiques non toxiques . Vous pouvez vous en servir vous aussi pour faire vos propres recherches, vous n’avez pas besoin de connaissances ou de formation particulières, les seules choses dont on a besoin ce sont le temps et la patience!

S’il y en a parmi vous qui se demandent, en lisant ces lignes, « Pourquoi devrais-je faire un tel travail? » et « Pourquoi les tablettes des magasins sont remplies de produits dangereux pour la santé? », la réponse à ces questions est simple : la règlementation et les lois sont imparfaites et pas assez strictes et précises (voir chapitre «  Lire les Étiquettes  »). Personnellement, je ne crois pas à la théorie du complot, nous sommes tout simplement pris, piégés par le développement de l’industrie chimique dont les trouvailles synthétiques à moindre coût de fabrication ont remplacé graduellement, depuis les derniers 50, 60 ans, les ingrédients naturels dans nos produits de consommation. C’est l’histoire de Frankenstein : nous avons créé le monstre et maintenant le monstre nous dévore. Ces produits synthétiques envahissent nos vies et nos corps au point où nous en sommes malades. Tout est chimique ou traité avec des produits issus de la pétrochimie: les fibres de nos vêtements, nos produits d’entretien ménager, nos cosmétiques, nos médicaments, nos meubles, notre gazon, la nourriture est infestée d’agents de conservation et de pesticides, l’eau qu’on boit, l’air qu’on respire sont souillés.

Voici quelques chiffres au sujet des cosmétiques qui devraient vous inciter à vérifier vos produits avant de les acheter:

  • 22% de tous les produits de soins personnels peuvent être contaminées par le cancérigène 1.4-dioxane, y compris de nombreux produits pour les enfants (EWG 2007d, CDC 2009).
  • 60% des écrans solaires contiennent de l’oxybenzone, un potentiel perturbateur endocrinien qui pénètre facilement dans la peau et contamine les corps de 97% des Américains (EWG 2010, Calafat et al 2008).
  • 61% des marques de rouge à lèvres testés contiennent des résidus de plomb (SCC 2007).

Santé Canada approuve chaque année approximativement 1000 nouvelles substances chimiques que les fabricants et les importateurs désirent introduire sur le marché sans pour autant prouver leur innocuité avant leur mise en marché et fournir à l’enregistrement une information suffisante sur les effets à long terme de sorte que tous les acteurs impliqués dans la commercialisation des produits puissent être tenus légalement responsables de la sureté des produits.  Aux États-Unis, ce nombre peut monter jusqu’à 2500 par année. À un  rythme de 20 000 nouveaux produits cosmétiques par année et avec les moyens réduits dont Santé Canada dispose, il est pratiquement impossible d’étudier les effets de bioaccumulation et les interactions et la protection de la population et de l’environnement n’est pas assurée.

Notre outil de travail principal est le classement de l’Environment Working Group ou Skin Deep , une association américaine à but non lucratif fondée en 1993 dont l’objectif est d’utiliser la puissance de l’information publique pour protéger la santé des consommateurs et de l’environnement. Ce site est la base de données la plus complète existante actuellement. On y  recense plus de 74 000 produits de soins personnels vendus sur le marché et 151 995 ingrédients chimiques dont l’analyse détaillée est basée sur des études scientifiques de toxicité et de sécurité des composants des produits. Il existe un double système d’évaluation sur ce site : un système pour les ingrédients qui composent le produit et un système pour le produit lui-même , ou sa note, sa cote globale. L’évaluation des risques d’un produit est basée sur les taux de risque de ses ingrédients constitutifs et d’autres facteurs. En général, les cotes de risque sont plus élevées pour les produits qui contiennent des «activateurs de pénétration » (les ingrédients qui augmentent l’absorption du produit par la peau comme les PEG) et qui sont faits de combinaisons d’ingrédients associés à un large éventail de problèmes de santé.

Pour chaque ingrédient disponible sur Skin Deep, il y a une cote à deux volets – une cote de danger ou de risque et une cote de disponibilité des données.

La cote de danger ou des risques des ingrédients , fondée sur une échelle de 0 à 10, reflète les risques connus et soupçonnés des ingrédients, 0 étant le degré qui  présente un faible risque de danger, 10 étant le degré qui présente un maximum de risque de danger pour la santé humaine.

Risque Faible Risque Moyen Risque Élevé

La note de la disponibilité des données
est une combinaison de deux aspects  qui reflète la portée des données de sécurité et le nombre d’études scientifiques

dans la littérature scientifique publiée et inclus dans la base de données de Skin Deep. Elle peut être inconnue, (lorsqu’il n’y a aucune étude disponible et alors on le signale par la cote 0 sur un logo gris), limitée (cote 1, avec 2 à 100 études), correcte ou passable (cote 2, avec 100 études), bonne (cote 3, avec 1000 études) et très bonne (cote 4, avec 10 000 études). Un même ingrédient peut être listé avec une gamme de cotes du genre 0-2 parce que la dangerosité peut varier en fonction des conditions de mélange ou de la présence d’autres facteurs. Plus il y a d’études disponibles, plus la cote est fiable et justifiée. Les produits les plus sûrs sont ceux qui ont des bonnes cotes pour les deux mesures: une cote de risque faible et une cote de disponibilité des données correcte ou bonne . « Pas tous les ingrédients ont la même quantité de données au sujet de leur sécurité. Par exemple, certains ingrédients peuvent sembler présenter des risques faibles, mais cela peut être dû au fait qu’ils n’ont pas été étudiés ou évalués complètement. D’autres ingrédients peuvent sembler présenter des risques faibles, mais ils ont été soigneusement étudiés ou évalués. Ce score permet de différencier entre les ingrédients et les produits qui ont été étudiés à des degrés divers ».

Les calculs des cotes attribuées aux produits et aux ingrédients sont des procédés très complexes. Si vous voulez savoir plus sur les sources des études utilisées et leur notation, les facteurs de pondération dans les catégories de danger et comment on les calcule, je vous recommande de lire le chapitre «  Products, Scores and Methods   » sur leur site.

99% des produits contiennent au moins un ingrédient n’ayant fait l’objet d’aucune étude publique ou privée et plus d’un tiers des produits contiennent au moins un ingrédient suspecté d’être cancérigène.

Le site est mis à jour à tous les niveaux, études, produits, composants et le classement peut changer en fonction de nouvelles données.

Quelques personnes de m’ont entourage peu familières avec le monde des cosmétiques m’ont avoué que la consultation de ce site leur « fait peur » mais dans la vie, mieux vaut-il faire face aux peurs et prendre plus de dispositions pour éviter des erreurs que faire face à des malheurs irréversibles. Le goût du risque est démodé lorsqu’on regarde les statistiques des cancers, maladies auto-immunes et dégénératives.

Lorsque certains produits sélectionnés dans ce  Guide de produits d’hygiène, de beauté et des cosmétiques non toxiques  ne sont pas affichés sur Skin Deep, j’ai analysé les cotes des ingrédients séparément et je les ai affichées en écrivant le chiffre et la couleur qui leur correspond (vert, jaune, rouge). Cette analyse n’est pas aussi exacte que la cote globale du produit donnée par Skin Deep, mais cela nous donne une bonne idée de l’innocuité des ingrédients. Lorsqu’un ingrédient est classé rouge seul, il demeurera un ingrédient problématique dans la composition totale du produit, sa dangerosité pouvant être accrue en présence d’autres agents activateurs de la pénétration dans la peau.

J’ai également gardé quelques noms de produits en anglais lorsque je n’ai pas trouvé l’équivalent en français pour être sure que la liste d’ingrédients correspond au produit affiché.

Comme la « Dirty List » de la Fondation David Suzuki, Skin Deep ne se contente pas seulement d’énumérer les ingrédients et de leur donner des cotes en fonction de leur dangerosité. Pour une fois, on nous explique clairement, grâce aux études scientifiques disponibles et effectuées partout dans le monde, quels sont les liens entre ces ingrédients et les problèmes de santé. Ainsi, vous apprendrez qu’il y a des liens directs entre certains ingrédients et le cancer, des atteintes au système reproductif (mauvais développement du fœtus ou infertilité, mauvaise qualité du sperme) et au système immunitaire, des allergies, la perturbation du système endocrinien, la neurotoxicité,  les modifications cellulaires ainsi que les conséquences écologiques sur notre environnement.

« Si vous souhaitez qu’un produit ou une marque soit ajoutée à la base de données de Skin Deep, il faudrait encourager cette compagnie à se joindre à la Campaign for Safe Cosmetics [1] qui est un partenariat  avec des entreprises pour une coalition de la santé publique et les organisations environnementales. Cette entente exige que les sociétés respectives listent leurs produits sur Skin Deep ». [2] Vous pouvez également, en tout temps, contacter l’EWG pour faire des suggestions de produits à ajouter à la base de données.

Si votre produit n’est pas disponible sur Skin Deep, suggérez au manufacturier de se joindre à la Campaign for Safe Cosmetics.

Depuis peu, il y a aussi une application Skin Deep pour téléphone intelligent qui vous permet de scaner les produits en magasin. Pour la télécharger, cliquez ici.

Bizarrement, Skin Deep est devenu la  « bête noire » de beaucoup de fabricants qui devraient, par définition et en affichant la liste d’ingrédients, nous protéger des dangers. En fait, la liste d’ingrédients à l’origine a été inventée pour protéger et informer le consommateur. Or avec le temps c’est devenu le parfait outil pour semer la confusion et nous désinformer, d’où la reconnaissance des millions de consommateurs pour des initiatives comme Skin Deep!  En vous « promenant » sur ce site pour vérifier vos produits, je vous garantis plusieurs surprises, et pas des plus agréables! Même des marques et des produits certifiés biologiques qu’on devrait acheter les yeux fermés, recommandés par Rita Stiens dans ses livres ou bien sur d’autres sites, ont un classement déconcertant dans ce système. Les causes de la discorde tournent autour du générique « fragrance »  et des substances odoriférantes dont le potentiel allergène est assez élevé. En voici quelques exemples:

  • Limonène , substance odoriférante, un ingrédient couramment utilisé dans les cosmétiques certifiés biologiques  affiché comme « Known human immune system toxicant  [3] », et coté 6 sur Skin Deep (au même titre que le géraniol ) va baisser la cote des produits. Les mêmes ingrédients sont classés  « bien »   par Rita Stiens.
  • Eugénol , substance odoriférante, affichée comme « Known human immune system toxicant », est coté 7 sur Skin Deep est considérée « bien »  par Rita Stiens.
  • Cinnamal , substance odoriférante cotée « satisfaisant »  par Rita Stiens, est « Human skin immune toxicant – strong evidence », coté 7 par Skin Deep. Si vous voulez lire plus sur les arguments de Rita Stiens allez sur son site  mais lorsqu’on connaît un peu le monde des cosmétiques on remarque que, contrairement aux produits nord-américains, dans les produits européens et notamment allemands ces ingrédients odoriférants sont utilisés présents presque de façon systématique…bonjour l’objectivité….
  • Benzyl Alcohol , (conservateur, solvant, substance odoriférante) coté « bien »  par Rita Stiens et classé 6 par Skin Deep, est une molécule aromatique classée parmi les 26 composés odorants allergiques dont la déclaration est obligatoire en Europe.
  • Fragrance ou Parfum : est un ingrédient générique dont on ne connait pas les composants, « Ingredient not fully labeled – identity unknown, Known human immune system toxicant » [4] , coté 8 .

Skin Deep n’est pas un système sans faille. Il classe en rouge le « Parfum » (qui a une cote 8 comme ingrédient individuel ce qui fait baisser considérablement la cote globale du produit) sans tenir compte s’il est d’origine synthétique ou naturelle, et ceci est valable pour les autres substances odoriférantes  que nous avons citées plus haut. Mais plusieurs fabricants de cosmétiques biologiques marquent aujourd’hui directement les composants du générique « parfum » et leur origine naturelle et parfois même biologique (l’astérisque), donc les produits ne sont pas pénalisés par ce classement automatique de l’ingrédient « parfum » et de la cote 8 . Cependant il y des exceptions…

Pourquoi je n’ai (presque) pas sélectionné des produits Dr. Hauschka dans ce Guide ?

L’exemple le plus surprenant (mis à part quelques listes d’ingrédients Melvita dont les produits ne sont pas sur Skin Deep et deux ou trois produits Lavera) est le cas de la marque Dr. Hauschka . Bien que tous les produits soient certifiés BDIH ce qui représente une assez bonne garantie quant à l’innocuité des ingrédients, sur Skin Deep le classement des produits de cette marque connue peut aller de 3 à 6 ….assez déconcertant pour des produits certifiés naturels! Étant certifié BDIH, il est clair que la « fragrance » ne peut pas être synthétique, cependant la compagnie a choisi d’afficher l’ingrédient sans astérisque et sans spécifier de quelle origine est le parfum.

Si on regarde un produit comme La crème à mains ( Dr. Hauschka Skin Care Hand Cream ), il contient de l’eugénol et de la fragrance 8 qui vont baisser la cote globale du produit à 6. Le plus grand vendeur Dr. Hauschka, La crème à la rose ( Dr. Hauschka Skin Care Rose Day Cream ), contient de la Fragrance 8 , Eugénol 7 , Limonène 6 , Benzyl Alcohol 6 (un des rares conservateurs synthétiques autorisés par BDIH et ECOCERT) ce qui va baisser l’évaluation globale à 6 . Dr. Hauschka n’est pas la seule marque à être pénalisée par ce système automatique de classement, Weleda aussi et, en fait, toutes les autres marques, Lavera, Logona etc. qui utilisent ces ingrédients.

Melvita, au moins, a commencé à mettre un astérisque à côté de l’ingrédient Parfum pour préciser que les composantes du Parfum proviennent des huiles essentielles.

Les produits Dr. Hauschka n’affichent pas par un astérisque, contrairement à  d’autres marques dont les produits sont aussi certifiés par BDIH, l’origine naturelle du générique « Parfum (Fragrance) » . D’autres compagnies comme NeoBio dont la majorité des produits sont également certifiée BDIH, Druide, certifié ECOCERT, et même des compagnies dont les produits ne sont pas certifiés n’affichent même plus le générique « Parfum » mais directement ses ingrédients détaillés se débarrassant ainsi de la cote !  S’il n’y a pas de précisions, comment le consommateur va faire la différence entre « Parfum » sur un produit conventionnel et « Parfum » sur un produit certifié biologique !? S’il n’y a rien à cacher, affichons la transparence comme les autres compagnies que je viens de citer.

ÉTIQUETAGE DU « PARFUM » CHEZ DR. HAUSCHKA ET CHEZ WELEDA

Depuis les conclusions du rapport Not So Sexy: The Health Risks of Secret Chemicals in Fragrance (canadian edition ) [5] , rédigé par les chercheurs de Canada Environmental Defence et de Campaign for Safe Cosmetics, j’ai une zéro tolérance pour le secret « professionnel » des parfums, qui, parfois, comme vous pouvez le constater, ils portent bien leurs noms….

Quant aux  ingrédients (limonène, eugénol, cinnamal, coumarine) qui font monter la cote des produits, je rappelle qu’ils se trouvent sur la liste des 26 substances parfumantes allergènes dont la présence doit être signalée sur les étiquettes en Europe, donc il y a un réel risque qu’il ne faut pas minimiser sous prétexte que les ingrédients sont d’origine naturelle – ce n’est pas parce c’est naturel que c’est inoffensif! On estime que 45% des allergies sont dues aux substances parfumantes présentes dans les produits de soins. Le classement de Skin Deep est très utile aux personnes souffrant d’allergies à ces substances provenant des huiles essentielles. Et si d’autres personnes tolèrent bien ces composants, ce sera leur choix, mais en toute conscience et en toute transparence.

À quelques exceptions près, j’ai sélectionné pour ce  Guide de produits d’hygiène, de beauté et des cosmétiques non toxiques  seulement des produits classés entre 0 et 2 (rarement 3 et quelques produits Weleda dont la cote est plus élévée mais expliquée), or les produits Dr. Hauschka ne correspondent pas, pour des raisons que nous venons d’exposer, à nos critères de sélection. Nous attendons les modifications qui s’imposent autant dans l’affichage des ingrédients ainsi que dans leur choix. Je ne suis cependant nullement inquiète de l’avenir de la société allemande Dr Hauschka qui a réalisé un chiffre d’affaires des 75 millions d’euros en 2006 avec une croissance à deux chiffres (dernières statistiques que j’ai trouvées).

Sur le Good Guide (un autre outil de référence où la cotation se fait aussi sur 10 mais en sens contraire de Skin Deep : une cote élevée assure un meilleur classement), les produits Dr. Hauschka (105) ne sont pas mieux cotés non plus : la note globale varie entre 8.5/10  et 6.5/10 et la note sur la santé entre 10/10 et aussi bas que 4/10. Il y a seulement trois produits qui ont une note parfaite sur la santé (10/10) et ce sont les mêmes produits qui sont très bien cotés également sur Skin Deep. Pour les 102 autres produits évalués, la note pour la santé va en descendant, de 8.5/10 à 4/10. Pour ce qui est de la fameuse Crème à la rose, la  note pour la santé est encore plus basse que sur Skin Deep, 5/10 ! La même chose pour la Crème à mains, la note pour la santé est de 5/10, les pires évaluations étant attribuées au maquillage (rouges à lèvres, mascara, fond de teint) ce qui correspond aussi au classement de Skin Deep.

On reproche aussi à Skin Deep de coter de la même façon les ingrédients, peu importe le pourcentage qu’ils occupent dans la composition du produit. L’argument de « l’infime quantité » nous est rabâché ad nauseam depuis des années par l’industrie des cosmétiques conventionnels, il est inadmissible et non recevable venant de la part d’un produit certifié biologique. La raison même d’être de l’industrie des cosmétiques certifiés biologiques est de « combattre »,  de se distinguer de l’industrie conventionnelle, on ne va pas nous servir maintenant les mêmes arguments de la petite quantité, on ne va pas tomber dans les mêmes excuses et les mêmes justifications qu’une industrie qu’on n’arrête pas de pointer du doigt! La bioaccumulation est valable pour la l’industrie des cosmétiques certifiés biologiques aussi!

S’il est vrai que Skin Deep n’est pas un organisme certificateur et que la compagnie Dr. Hauschka ne se doit pas de dévoiler le contenu exact du générique « Parfum », il est aussi vrai qu’elle se doit, en tant que leader dans la cosmétologie naturelle, d’afficher une totale transparence vis-à-vis du consommateur , ce qui n’est pas le cas avec l’étiquette actuelle.

Quelles sont les conclusions de ces différends?

  • Je pars du principe qu’en choisissant un produit certifié biologique vous disposez d’une meilleure garantie quant à l’innocuité du produit que la quasi-totalité des produits issus de l’industrie conventionnelle, non pas par ce qu’ils permettent, mais surtout par ce qu’ils ne permettent pas, et il ne faut pas perdre de vue le réel progrès que ces produits marquent dans la vie des gens et surtout des gens malades ou allergiques.
  • Certains produits certifiés biologiques doivent faire preuve de plus de transparence dans l’affichage des ingrédients.
  • Contrairement à BDIH, certaines certifications  comme ECOCERT ou Cosmetique Bio permettent jusqu’à 5% des ingrédients de synthèse utilisés surtout comme conservateurs, ce qui est beaucoup….
  • La discordance entre certains experts des cosmétiques biologiques européens et Skin Deep se situe surtout au niveau des substances odorantes qui ont un potentiel allergène élevé, donc tout dépend de votre sensibilité à ces substances; comme le dit si bien Skin Deep, les compagnies n’ont qu’à afficher les composantes du générique « Parfum » pour se débarrasser de la cote 8 .
  • Par précaution, une personne qui a déjà eu un cancer ou une maladie du système immunitaire ou dégénérative doit choisir ses produits selon les critères de Skin Deep, car c’est toujours à l’avantage du consommateur et non pas à celui du fabricant (opinion personnelle).

Autres outils de sélection des produits.

The GoodGuide

Le GoodGuide a été fondé en 2007 par Dara O’Rourke, professeur de politique environnementale et du travail à l’Université de Californie à Berkeley. Leur mission est d’aider les consommateurs à prendre des décisions d’achat qui reflètent leurs préférences et leurs valeurs. Les fondateurs de GoodGuide croient qu’une meilleure information peut transformer le marché: plus les consommateurs achètent des produits de meilleure qualité, plus les détaillants et les fabricants se heurtent à des incitatifs intéressants pour fabriquer des produits qui sont sécuritaires, respectueux de l’environnement et qui utilisent un approvisionnement éthique des matières premières et du travail.

La note globale d’un produit sur GoodGuide est compilée à partir de trois sous-cotes portant sur la santé, l’environnement et la société. Chacune de ces sous-évaluations sont basées sur l’analyse d’un ensemble d’indicateurs que GoodGuide a déterminé comme étant les meilleurs outils disponibles pour mesurer la performance dans ces domaines. Le panel de notation donne également un bref résumé de la raison pour laquelle un produit ou une entreprise reçoit une bonne ou une mauvaise note dans un de ces domaines. Une bonne note pour le critère « santé », par exemple, est accompagnée d’une explication sur le produit qui ne contient aucun ingrédient de risque pour la santé, un mauvais score est également accompagné d’une explication sur les ingrédients présents dans le produit qui sont évalués dangereux pour la santé.

GoodGuide évalue une foule de produits, de la nourriture aux jouets, des appareils électroniques aux couches pour enfants. En raison des différences dans les types de risques pour la santé posés par les différentes catégories de produits, la note pour la santé et les méthodes de notation varient également selon la catégorie. Pour les soins personnels et les produits chimiques à usage domestique, les cotes sont déterminées par le nombre d’ingrédients dans un produit qui présentent certaines inquiétudes concernant la santé ou la règlementation. Fait intéressant, les notes sur les critères « environnement » et « implication dans  la société ou la communauté et l’attitude éthique  » de la compagnie influencent beaucoup la note globale du produit.

Attention, l’évaluation sur Good Guide est toujours sur une échelle de 0 à 10 mais, contrairement à Skin Deep, une notation élevée est attribuée aux meilleurs produits. Ainsi un produit qui a une note de 10/10 pour la santé indique un produit recommandable, sans risque pour la santé, tandis que sur Skin Dee, 10 est dans le rouge, et représente le summum de la dangerosité et un produit à éviter.

Comme pour Stiens Rita, on peut noter plusieurs désaccords entre le GoodGuide et Skin Deep pour certains ingrédients comme le palmitate de rétinol; EWG dit qu’il peut accélérer les tumeurs cancéreuses de la peau au soleil, tandis que le Guide de Bonne donne au produit une note parfaite pour la santé.

Si vous voulez en savoir plus sur les  »imperfections » de GoodGuide et de Skin Deep, je vous recommande l’article  » Is there a trustworthy database of safe, green products? «  (Y at-il une base de données digne de confiance pour des produits sûrs et écologiques? » par Adria Vasil, « the queen of green ». (en anglais)

À mon avis, Good Guide est un bon outil mais, pour ce qui est des produits d’hygiène et de beauté, il est loin d’être aussi rigoureux que Skin Dee.

Rita Stiens

Ancienne journaliste, Rita Stiens publie en 2005 La Vérité sur les Cosmétiques qui fait l’effet d’une petite révolution dans le milieu de la cosmétologie. Ce livre a un impact considérable non seulement auprès des fabricants de cosmétiques mais également, et surtout, auprès des consommateurs de produits de beauté. En effet, pour la première fois sont recensées dans un guide complet les différentes matières premières et substances utilisées pour la formulation des soins de beauté et d’hygiène, on démystifie cette industrie et on pointe du doigt les dangers pour la santé que certains ingrédients présentent.

Son site http://www.laveritesurlescosmetiques.com/ est un outil précieux d’information pour les nouveautés dans le domaine des cosmétiques biologiques et des analyses de produits en vente sur le marché.

Pour les femmes qui utilisent les crèmes vendues dans les grandes surfaces (j’ai été moi même une grande consommatrice de ces lieux), je vous suggère de lire La vérité sur les cosmétiques naturels où Rita Stiens a publié plusieurs  fiches sur les ingrédients de certains produits de L’Oréal, Body Shop, Yves Rocher, La Roche-Posa  que vous pouvez comparer à  des produits non toxiques et ainsi voir les différences.

Parfois, les avis divergent. Comme nous l’avons vu plus haut avec les substances parfumâtes , Rita Siens classe ainsi quelques fois « très bien » des ingrédients cotés « rouge » par Skin Deep (ex. Aluminium Starchoctenylsuccinate  9 ou bien le conservateur Benzyl Alcohol 6 ). Parfois, c’est le contraire : par exemple, le Dibromohexamidine Isethionate 0 et le Dichlorobenzyl Alcohol 0 , deux conservateurs déconseillés par Rita Stiens sont classés 0 en termes de risque par Skin Deep, le premier à cause du manque de données scientifiques, le deuxième avec un nombre limité de données. Nous ne prenons pas parti dans ces divergences qui, heureusement, ne sont pas nombreuses, mais nous avons jugé prudent d’éliminer tous les risques possibles et nous vous invitons à faire preuve de discernement même dans les choix des produits que nous avons sélectionnés.

Bien que moins exhaustif et rigoureux que Skin Deep, cet outil de travail (livre et site de Rita Stiens) a le grand mérite, contrairement à bien d’autres livres ou sites Internet disponibles, de présenter et d’analyser les produits de façon individuelle et non pas par marque ou bien ligne de produits.

Guide to Less Toxic Products of Environmental Health Association of Nova Scotia

L’objectif de ce Guide est de:

  • fournir des informations sur les risques potentiels pour la santé des produits couramment utilisés.
  • aider à identifier des alternatives moins toxiques pour les produits de soins personnels, de nettoyage, de ménage, produits pour bébé, et des produits antiparasitaires.
  • fournir des informations pour vous aider à choisir des produits non évalués dans le présent guide afin d’en choisir les plus sûrs pour vos besoins.

Comme le GoodGuide, le Guide to Less Toxic Products évalue des produits de large consommation parmi lesquels les produits de soins personnels qui sont classés en trois catégories : Best, Good et Simply Unscented.

Étant un site canadien, les produits sélectionnés sont plus près de ceux que nous trouvons au Québec. Cependant le classement manque de rigueur, il n’y a pas de critères, de justifications, des listes d’ingrédients en appui aux évaluations proposées et parfois on conseille une marque (ex. Aubrey Organics) au lieu de nommer le produit bien qu’on sache qu’il est très rare qu’une marque soit excellente ou très mauvaise pour l’ensemble de ses produits et il faut toujours aller par des évaluations individuelles, produit par produit.

Pour ce qui est du classement  »sans parfum », nous avons vu dans le chapitre «  Lire les étiquettes  » que les fabricants utilisent parfois plus d’agents qui masquent les odeurs déplaisantes dans un produit «  sans parfum  » que le nombre d’ingrédients utilisés dans un produit avec parfum. « Sans parfum » ou « simply unscented » ne représente aucune garantie pour l’innocuité du produit. La seule façon d’évaluer correctement un produit est lorsque nous disposons de la liste complète d’ingrédients ce qui n’est pas encore possible avec la législation actuelle.

La «  Fragrance  » peut comprendre l’un des 3163 produits chimiques différents (IFRA 2010), dont aucun n’est requis pour figurer sur les étiquettes. Les études sur le générique « Fragrance » révèlent une moyenne de 14 composés cachés par la formulation, y compris les perturbateurs endocriniens potentiels et le phtalate de diéthyle, un composé lié à la détérioration des spermatozoïdes (EWG et SCC, 2010).

Le Guide to Less Toxic Products peut être un bon point de départ par les suggestions qu’on y retrouve, mais il faut poursuivre l’analyse et vérifier la liste d’ingrédients.

Enfin, sur le site suisse www.lemieuxetre.ch/beautebio/ qui utilise aussi Skin Deep comme outil d’analyse des ingrédients, vous pouvez trouver un classement très utile de certains produits de beauté certifiés biologiques. Toutefois, le nombre de produits est très restreint et ils ne correspondent pas toujours à ceux qui se vendent sur notre marché.

Beauté-test.com peut vous être utile si vous cherchez la liste d’ingrédients des produits qui ne sont pas analysés par Skin Deep ou bien que vous ne pouvez pas trouver sur les sites web des compagnies respectives car les fabricants, même dans l’industrie des cosmétiques certifiés biologiques, n’affichent pas les listes INCI de leurs produits, se contentant, au meilleur des cas, d’afficher les ingrédients actifs. Ce site n’a cependant aucun regard critique quant à l’innocuité des produits.

« Ne touchez pas à mon Skin Deep! »

Ce texte fait partie d’une correspondance que j’ai portée avec un fabricant des cosmétiques biologiques qui m’invitait à ne pas prendre Skin Deep pour la Bible…

« Lorsqu’on est consommateur et simple profane dans le monde des cosmétiques, on ne sait plus où donner de la tête et à quel saint se vouer. Manipulé par une grande et longue tradition de publicité de la cosmétique conventionnelle totalement empoisonnante et souvent déçu par les alternatives plus saines disponibles sur nos marchés, on attend toujours, confus, parfois frustré, silencieux et docile comme un élève dans une nouvelle classe, l’arrivée d’un miracle. Si dans le monde virtuel vous réalisez qu’ailleurs les gens ont opté depuis longtemps pour ‘’une beauté engagée’’ chez nous, on continue à acheter nos produits à la pharmacie, en pensant qu’on se fait du bien et que nous sommes protégés. Après plus de deux ans de fouilles et beaucoup d’argent dépensé et parfois gaspillé, je peux enfin dire oui, il existe des choix plus sains, je peux continuer à être coquette sans mettre ma santé en danger. Mais qui a le temps de faire ce que j’ai fait? Et aurais-je emprunté ce parcours sans un cancer du sein? Qui a le temps de vérifier des centaines d’ingrédients et de courir les quatre coins de la ville pour se dénicher un produit moins toxique et souvent plus cher? Combien de femmes peuvent se permettre de commander les produits en ligne et payer les frais de douane? Vous allez me dire que le bio et la certification est la voie de salut ce qui est à 90% vrai, mais là encore, ce n’est pas aussi simple que ça en a l’air! Lorsqu’on opte pour le «  bio », il vaut mieux avoir fait ses devoirs sinon, on se perd facilement entre les vraies et les fausses prétentions des produits, entre les véritables certifications et les étiquettes vertes, fleuries, pleines de promesses et de mensonges en même temps.

Essayez donc de trouver les listes d’ingrédients des produits sur les sites Internet des compagnies! Peu font preuve de transparence et peu répondent au courriel lorsqu’on leur écrit. Pas plus qu’au dernier salon de l’Expo manger santé et vivre vert, j’ai vu des produits qui sont fabriqués et vendus chez nous « bio » sans certification et qui n’utilisent pas l’INCI! J’ai également été témoin du « plaidoyer pour le bonheur » prononcé par le fabricant d’une ces lignes de produits faussement bio devant une clientèle sexagénaire dont la crédulité et l’innocence infinies et angéliques comme on n’en peut voir qu’au Québec,  faisaient peine à voir.

Il n’existe pas de législation et d’organisme au Québec pour le contrôle des cosmétiques biologiques, le CART contrôle l’agriculture biologique mais pas l’industrie des cosmétiques! Qu’est-ce qu’on fait nous??!!?? Contrairement à d’autres pays ou d’autres provinces au Québec, on n’a même pas un Guide pour nous aider dans le choix de nos produits! Pour le consommateur qui a la peur au ventre car il a déjà eu un cancer, à moins de faire une maitrise en biochimie, Skin Deep reste le seul outil rigoureux et scientifique à sa disposition auquel il peut se fier pour vérifier l’innocuité des produits. Il n’est certainement pas parfait à la lumière de tout ce bas monde, mais il défend clairement les intérêts du consommateur et non pas ceux de l’industrie; il manque encore beaucoup d’études  scientifiques puisque les grandes pharmaceutiques y trouvent peu d’intérêt  car pas assez payant n’est-ce pas? mais il exagère vers le haut et non pas vers le bas, ce qui est bon pour le consommateur. Je comprends que le fabricant peut se sentir lésé, mais c’est à l’industrie de s’ajuster, ce n’est plus au consommateur  de faire des concessions.  Et il ne faudrait surtout pas sortir l’argument de « l’infime quantité », car c’est exactement ce que l’industrie conventionnelle nous sert au sujet des ingrédients dangereux.

Rita Stiens prêche pour les cosmétiques allemands, pour « L’observatoire des cosmétiques » l’innocuité n’est pas le premier critère de sélection des produits et ces deux-là plus Skin Deep font comme s’ils n’ont jamais entendu parler les uns des autres et comme s’ils étaient seuls sur la planète à émettre des recommandations aux consommateurs…
Les controverses dans le monde de la cosmétologie sont innombrables et chaque fabricant prêche pour sa paroisse, les certifications bio agricoles et cosmétiques poussent comme des champignons après la pluie car lorsqu’on ne peut pas adhérer à une certification plus stricte on en invente une autre, et sont-elles accréditées chez nous toutes ces certifications ? Cosmos! La bonne nouvelle : « une certification européenne unificatrice » qui vient de voir le jour…En réalité, cela ne change rien du tout pour le consommateur, une étampe de plus, car les autres sont toujours là! Une étoile, trois étoiles, Vegan, juste des ingrédients certifiés biologiques !?, comment se retrouver dans la jungle des certifications ? Voilà un tas de difficultés qui se dressent devant n’importe quelle personne bien intentionnée avant de choisir son shampoing ou une crème solaire pour ses enfants. Un jour à l’épicerie, une dame me disait que « biodégradable » sur un produit de lessive veut dire « bio » au sens de biologique ! Je ne la blâme même pas, monsieur !

Comme consommateur, nous avons besoin de repères maintenant , en attendant que les gouvernements légifèrent, que l’industrie vire totalement au « vert » et non toxique, que les importateurs fassent des choix santé et que les pharmacies (si elles n’explosent pas entre temps à cause de leur teneur en ingrédients dangereux et toxiques présents dans les rayons de beauté) se conscientisent, de grâce, laissez-nous au moins Skin Deep!»


[1] ↑ Voir chapitre Les cosmétiques sont-ils toxiques?

[2] ↑ Traduction du site Skin Deep.

[3] ↑ Connu comme toxique pour le système immunitaire humain

[4] ↑ « Ingrédient non étiqueté complètement – identité inconnue,  connu comme toxique pour le système immunitaire  »

[5] ↑ Voir chapitre Les cosmétiques sont-ils toxiques?

11 réflexions au sujet de « Skin Deep et autres outils de sélection de produits »

  1. Je suis allergique aux sulfites, je voudrais acheter un crayon noir, un mascara, un demaquillant, un shampooing, un fond de teint; urgent merci de me donner la liste car je ne peux plus me maquiller merci

  2. Bonjour,
    Je suis allée sur le site skin deep en français mais je n’arrive pas à obtenir de résultat en tapant le nom d’un produit exemple : crème nivéa.
    Comme il y a énormément de produits dans toutes les catégories, comment peut-on faire pour trouver rapidement.
    Je me permets de vous demander conseil car vous êtes habituée à ce site.
    Merci de me répondre.

    • Je ne pense pas grande chose vu que ce service est …payant!!!
      Ou, pour vous dire la vérité, je pense que moi, je fais ceci depuis trois ans, bénévolement, pour des Internautes du monde entier…

      • Bonjour Cornelia,

        Oui c’est vrai il est payant, j’y ai adhéré car c’est aussi une façon de soutenir le mouvement « cosmétiques sans produits dangereux » ici en Europe. Nous avons peu d’informations disponibles ici, il est difficile de mobiliser les consommateurs tellement les moyens dans grandes marques sont grands, nous avons quelques blogs , mais rien en comparaison de votre formidable travail et d’autres sites américains comme Skindeep. Cependant, Skindeep ne recense pas certaines marques très intéressantes comme Santaverde, Denovo, Pai Skincare et Alverde par exemple. De plus, on peut rentrer un produit avec sa composition INCI sur Cosmeticanalysis si celui-ci n’y est pas afin d ‘accroitre la base de donnée. Certes ce serait mieux si c’était gratuit, mais c’est je crois le seul outil ici en Europe qui permettent de faire cela, avec les incertitudes que cela peut engendrer évidemment (effet « wikipédia » avec enregistrement de composition INCI incorrecte pour favoriser un produit, donc je controle toujours la composition d’un produit que je consulte).
        En tout cas, tous mes remerciements pour votre site !

        Sophie

        • Oups désolée Cornelia, en effet, on peut rentrer un produit dans Skindeep, et les différences de rating sont en effet très intéressantes. Vous avez raison quand vous écrivez qu’il faut se faire sa propre recherche afin de comprendre pour mieux acheter.
          Sophie

  3. bonjour à vous,
    connaissez-vous la marque CIEN promotionné par que choisir association de consommateurs ?
    merci pour vos conseils avisés,
    cordialement Evenn

    • Non, je ne connais pas cette marque, j’habite Montréal. Je ne fais plus d’analyse de produits sur demande, mais vous pouvez la faire vous même en écrivant ingrédient par ingrédient, sans se tromper, sur Skin Deep, vous obtiendrez ainsi leur cote en termes d’innocuité et toutes les études qui ont permis de classer ainsi l’ingrédient. Pour comprendre le code de couleurs et les chiffres que vous allez obtenir, voir cette page. Si les ingrédients sont déjà rouges, de façon individuelle, alors tout le produit est à éviter.

      http://corneliadum.com/guide/skin-deep-et-autres-outils-de-selection-de-produits/

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